11.17.2015

blanc c’est corps mort glacier la gorge épineuse et l’écran qui se dilue dans la rétine au soir quand les grands sont las tu m’étioles m’épouses comme la graine qui nourrit l’oiseau je suis toute construite dans le silence la peau du vide se gratte tant bien que mal je suis toute toute toute rien lancée dans le fond du vide le sol du large je travaille sans toi dans l’excuse petite place étroite tu pars si tôt qu’il en est lourd de continuer la marche